CASE

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Case Name

Högsta domstolens beslut den 27 april 2012 i mål Ö 939-12

INCADAT reference

HC/E/SE 1165

Court

Country

SWEDEN

Name

Högsta Domstolen

Level

Superior Appellate Court

Judge(s)
Stefan Lindskog, Ella Nyström, Lena Moore, Göran Lambertz, Svante O. Johansson

States involved

Requesting State

CZECH REPUBLIC

Requested State

SWEDEN

Decision

Date

27 April 2012

Status

Final

Grounds

Habitual Residence - Art. 3 | Consent - Art. 13(1)(a) | Jurisdiction Issues - Art. 16

Order

Appeal allowed, return refused

HC article(s) Considered

1 2 3 4 5 12 13(1)(a) 13(1)(b) 13(2) 14 13(3) 12(2) 12(1)

HC article(s) Relied Upon

-

Other provisions
(Swedish Act on Recognition and Enforcement of Foreign Decisions on Custody etc. and on the Return of Children); Article 17 Brussels IIa Regulation (Council Regulation (EC) No 2201/2003 of 27 November 2003)
Authorities | Cases referred to

-

Published in

-

SUMMARY

Summary available in EN | FR

Facts

The proceedings concerned two girls born to Czech parents. Following the end of the parents' marriage the District Court of Frýdek-Místek, Czech Republic, approved an agreement that the mother would have care of the children.
In May 2010 the mother moved to Sweden, and in August 2010 the girls joined her.

The father petitioned for the return of the girls to the Czech Republic. His case was that he had agreed to the girls going to Sweden, but only for a certain period of time, and by being kept in Sweden they were being wrongfully retained.

Under Czech law both parents normally have parental responsibility, including a right to decide jointly on important matters concerning the children, for example the country in which they reside. This rule applies even if one of the parents has been awarded custody.

The Svea Court of Appeal (sitting as a court of first instance) ordered the return of the girls. The mother appealed to the Supreme Court.

Ruling

Appeal allowed and return refused; regard had to be paid to the terms of the provisional order of the Czech District Court permitting the children to live with the mother in Sweden.

Grounds

Habitual Residence - Art. 3


The Supreme Court initially agreed with the Court of Appeal that the children had, at the time of the wrongful retention, their habitual residence in the Czech Republic. However, as the case was pending, the mother applied to the District Court in Frýdek-Místek for a ruling on where the children should reside.

On 5 March 2012 the District Court provisionally decided that while the residence application before it was pending, the children had the right to stay with their mother at their current location, in Sweden. When the Supreme Court came to give judgment there was still no final judgment from the District Court.

Relying on the provisional ruling of the District Court, the Supreme Court noted that the mother had the right to reside in Sweden with the children. The Supreme Court held that the District Court decision should be treated as equivalent to a consent for the purposes of Article 13(1)(a) of the 1980 Hague Child Abduction Convention.

It was a basic principle behind both the Hague Convention and the Brussels IIa Regulation (Council Regulation (EC) No 2201/2003 of 27 November 2003) that a Court decision concerning custody etc. from the State in which the child had his habitual residence immediately before the wrongful removal or retention should be respected by other States Parties (cf. Article 14 of the Hague Convention).

In the light of the above the Supreme Court ruled that the father's return application should be rejected.

Consent - Art. 13(1)(a)
See above: Habitual Residence

Consent - Art. 13(1)(a)

-

Jurisdiction Issues - Art. 16


See above: Habitual Residence

Author of the Summary: Judge Göran Lambertz, Sweden

Faits

La procédure concernait deux fillettes nées de parents tchèques. Après le divorce des parents, le Tribunal de district de Frýdek-Místek (République tchèque) a approuvé un accord prévoyant que la mère ait la garde des enfants. En mai 2010, la mère s'est rendue en Suède, et en août 2010, ses filles l'y ont rejointe.

Le père a demandé le retour des fillettes en République tchèque, expliquant qu'il avait consenti à leur départ, mais uniquement pour une période de temps bien définie, et que leur non-retour était donc illicite.

En vertu de la législation tchèque, les parents exercent en temps normal une autorité parentale conjointe, comprenant le droit de décider ensemble des questions importantes pour les enfants, notamment de leur État de résidence. Cette règle s'applique même si l'un des parents a obtenu la garde.

La Cour d'appel de Svea (siégeant en tant que juridiction de première instance) a ordonné le retour des enfants. La mère a formé un pourvoi devant la Cour suprême.

Dispositif

Recours accueilli et retour refusé ; il convenait de prêter attention aux termes de l'ordonnance provisoire du Tribunal de district tchèque, permettant aux enfants de résider en Suède avec leur mère.

Motifs

Résidence habituelle - art. 3


La Cour suprême s'est tout d'abord ralliée à l'avis de la Cour d'appel, considérant que la résidence habituelle des enfants à l'époque de leur non-retour illicite était la République tchèque. Toutefois, l'affaire étant en attente de jugement, la mère a introduit une demande devant le Tribunal de district de Frýdek-Místek en vue d'obtenir un jugement établissant le lieu où les enfants devaient vivre.

Le 5 mars 2012, le Tribunal de district a décidé qu'à titre provisoire, le temps que la demande de résidence introduite devant lui soit traitée, les enfants avaient le droit de rester avec leur mère dans le lieu où ils habitaient à ce moment-là, en Suède. Lorsque la Cour suprême a rendu son jugement, le Tribunal de district n'avait quant à lui toujours pas statué de façon définitive.

Se fondant sur le jugement provisoire rendu par le Tribunal de district, la Cour suprême a noté que la mère était autorisée à résider en Suède avec les enfants. Elle a estimé que la décision du Tribunal de district devait être jugée équivalente à un consentement au sens de l'article 13(1)(a) de la Convention de La Haye de 1980 sur l'enlèvement d'enfants.

La Convention de La Haye et le Règlement Bruxelles II bis (Règlement (CE) No 2201/2003 du Conseil du 27 novembre 2003) partaient tous deux du principe que la décision en matière de garde, etc. rendue par une cour de l'État de résidence habituelle de l'enfant immédiatement avant son enlèvement ou son non-retour illicite devait être respectée par les autres États parties (cf. art. 14 de la Convention de La Haye).

Au vu de ces éléments, la Cour suprême a jugé que la demande de retour introduite par le père devait être rejetée.

Consentement - art. 13(1)(a)


Voir ci-dessus: Résidence habituelle

Questions de compétence - art. 16

Voir ci-dessus: Résidence habituelle

Auteur du résumé: M. Göran Lambertz, juge, Suède