AFFAIRE

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Nom de l'affaire

M. v. K., 06/12/2000; Iceland Supreme Court

Référence INCADAT

HC/E/IS 364

Juridiction

Pays

Islande

Nom

Cour suprême d'Islande

Degré

Instance Suprême

États concernés

État requérant

Norvège

État requis

Islande

Décision

Date

6 December 2000

Statut

-

Motifs

Droit de garde - art. 3 | Questions procédurales

Décision

Recours accueilli, retour ordonné

Article(s) de la Convention visé(s)

1 3 11 12 13(1)(b) 14 15 19

Article(s) de la Convention visé(s) par le dispositif

3 12

Autres dispositions

-

Jurisprudence | Affaires invoquées

-

INCADAT commentaire

Mécanisme de retour

Retour
Retour immédiat
Droit de garde
Sources du droit de garde

RÉSUMÉ

Résumé disponible en EN | FR | ES

Facts

The parents lived together in Norway until May 2000 when the mother went to Iceland with their 2 year old child. The parents had signed an agreement whereby they were to have joint custody over the child when it was born.

In July 2000 the father requested the return of the child, through the Central Authorities in Norway and Iceland. On 26 July 2000 he filed a petition for return of the child in the District Court of Reykjavík. On October 19 it ordered the return of the child within three months.

Both parties appealed to the Supreme Court of Iceland.

Ruling

Appeal against return order dismissed; the removal was in breach of the father's rights of custody and therefore wrongful.

Grounds

Rights of Custody - Art. 3

In the light of the agreement entered into by the parents the court ruled that the parents had joint custody and that the removal of the child was therefore unlawful according to Article 3 of the Convention.

Procedural Matters

The mother was ordered to bring the child back to Norway within two months of the date of the judgment. In case the mother failed to do so the father was permitted, at the end of the two months, to have the child taken away from the mother. Each party was left to pay his/her costs of the case.

INCADAT comment

Return Forthwith

Where a removal or retention is established as being wrongful and less that 12 months have elapsed before the commencement of the return proceedings, then Article 12(1) provides that the child shall be returned forthwith.  This is designed to give effect to the goal of restoring the pre-abduction situation as quickly as possibly.  However questions sometimes arise as to the modalities of return and whether, if at all, time should be allowed to make preparations or to allow the child finish the school term.  Practice varies on this issue.

United States of America
Sampson v. Sampson, 267 Kan. 175, 975 P.2d 1211 (Kan. App. 1999), [INCADAT cite: HC/E/USs 226].

The trial court gave the mother 90 days to submit herself and the children to the jurisdiction of the Israeli courts.

In other cases the concept of the return 'forthwith' of a wrongfully removed or retained child has been interpreted much more strictly, see:

France
Procureur de la Rèpublique c. Bartège, 27 June 1994, transcript, Montpellier Court of Appeal [INCADAT cite: HC/E/FR 63];

New Zealand
Fenton v. Morris, 28 July 1995, transcript, New Zealand District Court at Wellington [INCADAT cite: HC/E/NZ 249];

United Kingdom - Scotland
D.I. Petitioner [1999] Green's Family Law Reports 126, [INCADAT cite: HC/E/UKs 352].

The trial judge held that the meaning of the term ‘return forthwith' depended on the circumstances of the case. It was agreed by the parties that the original time of two days was unrealistically short and a figure of seven days was agreed instead.

It has equally been noted that a return forthwith may no longer be appropriate where excessive delay has occurred since the commencement of the return proceedings:

United Kingdom - England & Wales
Re D. (A Child) (Abduction: Foreign Custody Rights) [2006] UKHL 51, [2007] 1 A.C. 619, [INCADAT cite: HC/E/UKe 880] : almost 4 years had elapsed since the arrival of the child.

Sources of Custody Rights

Preparation of INCADAT case law analysis in progress.

Faits

Les parents avaient vécu ensemble en Norvège jusqu'à ce qu'en mai 2000, la mère parte en Islande avec leur enfant de 2 ans. A la naissance de l'enfant, les parents avaient conclu un accord selon lequel ils auraient la garde conjointe de l'enfant.

En juillet 2000, le père demanda le retour de l'enfant, par l'intermédiaire des Autorités Centrales norvégienne et islandaise. Le 26 juillet 2000, il saisit le juge de première instance de Rejkjavik d'une demande tendant au retour de l'enfant. Le tribunal ordonna le retour de l'enfant dans les 3 mois à compter de la date de la décision (19 octobre 2000).

Les deux parties formèrent un recours devant la cour suprême d'Islande.

Dispositif

Le recours formé contre la décision de retour fut rejeté ; le déplacement était illicite en tant qu'il violait le droit de garde du père.

Motifs

Droit de garde - art. 3

Au vu de l'accord signé par les parents, la cour considéra que ceux-ci avaient la garde conjointe et que le déplacement était donc illicite au sens de l'article 3 de la Convention.

Questions procédurales

La mère fut condamnée à ramener l'enfant en Norvège dans les deux mois suivant la date de la décision. En cas de défaillance de sa part, le père serait autorisé à voir les enfants retirés à la mère à l'issue de ces deux mois. Chaque partie dût supporter ses propres dépens.

Commentaire INCADAT

Retour immédiat

Lorsqu'un déplacement ou non-retour est avéré et que moins de 12 mois se sont écoulés au moment de l'introduction de la demande, l'article 12(1) prévoit le retour immédiat de l'enfant. Le but visé est la restauration effective la plus rapide possible de la situation précédant l'enlèvement. Toutefois des questions peuvent parfois se poser au sujet des modalités de retour ou de la concession éventuelle de délais afin de faire des préparatifs ou de permettre à l'enfant de terminer sa session scolaire. La pratique varie sur ce point.

États-Unis d'Amérique
Sampson v. Sampson, 267 Kan. 175, 975 P.2d 1211 (Kan. App. 1999), [Référence INCADAT : HC/E/USs 226

Le tribunal de première instance a donné 90 jours à la mère pour se soumettre avec les enfants à la compétence des tribunaux israéliens.

Dans d'autres cas, le concept de retour « immédiat » d'un enfant déplacé ou retenu illicitement a été interprété bien plus strictement, voir :

France
Procureur de la République c. Bartège, 27 juin 1994, transcript, Cour d'appel de Montpellier [Référence INCADAT : HC/E/FR 63].

Nouvelle-Zélande
Fenton v. Morris, 28 juillet 1995, transcript, New Zealand District Court at Wellington [Référence INCADAT : HC/E/NZ 249].

Royaume-Uni - Écosse
D.I. Petitioner [1999] Green's Family Law Reports 126, [Référence INCADAT : HC/E/UKs 352

Le juge de première instance a estimé que le sens de l'expression « retour immédiat » dépendait des circonstances de l'espèce. Les parties convinrent que le délai initial de deux jours était trop court pour être réaliste et convinrent à la place d'un délai de 7 jours.

Il a également été noté qu'un retour immédiat pourrait ne plus s'avérer approprié lorsque des retards excessifs avaient suivi l'introduction de la procédure de retour :

Royaume-Uni - Angleterre et Pays de Galles
Re D. (A Child) (Abduction: Foreign Custody Rights) [2006] UKHL 51, [2007] 1 A.C. 619, [Référence INCADAT : HC/E/UKe 880] : près de 4 ans s'étaient écoulés depuis l'arrivée de l'enfant.

Sources du droit de garde

Analyse de la jurisprudence de INCADAT en cours de préparation.

Hechos

Los padres vivieron juntos en Noruega hasta mayo de 2000 cuando la madre se fue a Islandia con su hijo de dos años. Los padres habían firmado un acuerdo por el cual tendrían la custodia conjunta respecto del menor cuando naciera.

En julio de 2000, el padre solicitó la restitución del menor, a través de las Autoridades Centrales en Noruega e Islandia. El 26 de julio de 2000, presentó una solicitud para la restitución del menor ante el District Court (Tribunal de Distrito) de Reykiavik. El 19 de octubre, dicho tribunal ordenó la restitución del menor dentro del plazo de tres meses.

Ambas partes apelaron ante la Supreme Court (Corte Suprema) de Islandia.

Fallo

Apelación en contra de la orden de restitución desestimada; el traslado violó los derechos de custodia del padre y por lo tanto fue ilícito.

Fundamentos

Derechos de custodia - art. 3

A la luz del acuerdo celebrado por los padres, el tribunal falló que los padres tenían la custodia conjunta y que el traslado del menor, por lo tanto, fue ilícito de conformidad con el artículo 3 del Convenio.

Cuestiones procesales

A la madre se le ordenó que llevara al menor de regreso a Noruega dentro de los dos meses desde la fecha del fallo. En caso de que la madre no lo hiciera, al padre se le permitía, al final de los dos meses, quitarle el menor a la madre. Cada una de las partes tuvo que pagar sus costos del caso.

Comentario INCADAT

Restitución inmediata

Para los casos en que se establece que el traslado o retención del niño fue ilícito y han transcurrido 12 meses desde la fecha de iniciación del procedimiento de restitución, el artículo 12(1) prevé la restitución inmediata del niño. La intención es restablecer la situación previa a la sustracción lo antes posible. No obstante, pueden surgir preguntas en cuando a la modalidad de restitución y en cuanto a si debería otorgarse un tiempo de preparación o para permitir que el niño termine el ciclo lectivo. Las prácticas al respecto varían.

Estados Unidos de América
Sampson v. Sampson, 267 Kan. 175, 975 P.2d 1211 (Kan. App. 1999), [Referencia INCADAT: HC/E/USs 226].

El tribunal de primera instancia dio a la madre 90 días para que se sometiera a la competencia de los tribunales israelíes.

En otros casos, el concepto de restitución "inmediata" de un menor trasladado o retenido ilícitamente ha sido interpretado de manera mucho más restrictiva. Véanse:

Francia
Procureur de la Rèpublique c. Bartège, 27 de junio de 1994, transcript, Tribunal de Apelaciones de Montpellier [Referencia INCADAT: HC/E/FR 63];

Nueva Zelanda
Fenton v. Morris, 28 July 1995, transcript, New Zealand District Court at Wellington [Referencia INCADAT: HC/E/NZ 249];

Reino Unido - Escocia
D.I. Petitioner [1999] Green's Family Law Reports 126, [Referencia INCADAT: HC/E/UKs 352].

El juez de primera instancia sostuvo que el significado del termino "restitución inmediata" depende de las circunstancias del caso. Las partes acordaron que el plazo de dos días acordado inicialmente era demasiado corto, por lo que en cambio acordaron una figura de siete días.

Asimismo, se ha destacado que puede que la restitución inmediata no sea apropiada cuando ha habido una demora excesiva desde el inicio del procedimiento de restitución:

Reino Unido - Inglaterra y Gales
Re D. (A Child) (Abduction: Foreign Custody Rights) [2006] UKHL 51, [2007] 1 A.C. 619, [Referencia INCADAT: HC/E/UKe 880] : habian transcurrido casi cuatro años desde la llegada del niño.

Fuentes del derecho de custodia

En curso de elaboración.